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Mon âme doit mourir, pour renaître à nouveau.

  • Photo du rédacteur: Calytrix
    Calytrix
  • 1 févr.
  • 2 min de lecture
Cabinet de curiosités artistique en cadre rouge, accroché sur un mur de pierre. Il contient plusieurs compartiments avec des éléments naturels et fantaisistes : une figure drapée en vert anis avec un bijou au sommet, un panneau décoratif en vert et or aux motifs baroques, une fée en robe mauve debout parmi des paillettes, un étagères garnies de pommes de pin, de graines, d'une gourde peinte en or, de cristaux verts, et des personnages fantastiques colorés (grenouille bleue, créature aquatique) disposés sur des socles scintillants. Un œil mécanique bleu et un ruban rouge ornent le côté droit. L'ensemble évoque un monde onirique et automnal, un théâtre secret entre la vie et la mort.

Dans la continuité du cycle naturel décrit, mon âme doit mourir, pour renaître à nouveau. Ce passage, à l’image des transformations de l’automne, marque une étape essentielle : dans la nécessité de la mort, s’esquisse déjà la promesse d’un renouveau. Comme les feuilles tombent pour nourrir la terre, l’âme s’abandonne à l’obscurité afin de mieux se régénérer, prête à accueillir la lumière d’une prochaine saison, mais est-ce que la prochaine offre la lumière ?

Dans cette ombre où je me sens si petite, je lie les joyaux, symbole d’un moment de vie. Épluchures séchées, graines de maïs, pommes de pin, coquillages irisés, comme ils sont beaux ! Simples sujets qui dans la nuit sidérale, me tissent un infini original.

Flânant dans les recroquevillés de ma mémoire, j’ouvre les portes vers cet appel. C’est dans une petite respiration que je coordonne le papier teinté de vert offrant le souvenir d’un souffle ponctué de saveur et de senteur. Avec mon pinceau, la peinture rouge glisse sur le battement d’un cœur vivant, mon cœur, ma vie. Les dorés, ces ornements touchent la richesse perdue, une abondance volée par ces années de confiance pour l’autre, les paillettes scintillement d’une mer sous le soleil méditerranéen que je prie de m’excuser de l’avoir quitté.

Et les personnages ; ah ces personnages ! Comme je les aime, représentation d’un petit bout de moi, un soupçon cueilli au plus profond de mon être qui émerge pour révéler. Et révèlent, une joie essentielle que je dois taire, une fierté nécessaire que je dois laminer, une croyance que je dois celer, tout cela pour être intégré.

Mais voilà que dans cette création apparaît, alors, le théâtre secret, où s'empilent ces trésors de la saison des oranges et des vermillons. Et ainsi un élan me pousse, dans un j'espère oh oui j'espère, que dans mon cabinet de curiosité, je pourrais tout semer. Le temps se suspend, l’automne est là, l’automne s’en va. Tout cela ne me surprend pas.

Et dans cette mort nécessaire s'ouvrent les froides portes de l'hiver. Un soupir, une plainte, un sanglot et dans mon cœur, encore, j'espère qu’existe le vrai et le beau.


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